Dimanche 1 novembre 2009
7
01
/11
/Nov
/2009
16:30
Chlorophylia n'a pas peur du ridicule, c'est un fait.
Vous, Ô jeunes (et moins jeunes) gaffeurs, je vous entends dire "Mais comment fait-elle ?", vous qui faites souvent la bise aux poteaux bien malgré vous, vous qui appliquez à la lettre l'expression "être sur les fesses" (bien souvent dans des lieux bondés, d'ailleurs), vous qui bafouillez allègrement devant l'être convoité, tout en virant rouge camion de pompier.
Souvent, les gens croient que c'est une question de confiance en soi. Pour ma part, je n'en suis pas si sûre.
Je pense qu'il faut posséder deux choses essentielles pour n'avoir plus peur du ridicule : un solide sens de l'humour et la conviction profonde que les autres ne valent pas mieux que nous.
Voyons ça de plus près.
Le sens de l'humour, d'abord. Point de réel sens de l'humour sans capacité à l'auto-dérision. Et c'est justement de ça dont on a besoin pour assumer nos petites gaffes du quotidien (oui, Chlorophylia aussi fait des gaffes).
Prenons un exemple concret : Vous vous promenez, la tête dans les nuages, comme d'habitude, dans la ville bondée lorsque, bam!, un poteau. Que faites-vous ? Vous rougissez, cherchez à vous cacher et, devant l'impossibilité de trouver un trou de souris dans lequel vous cachez, commencez à râler contre ce malheureux poteau qui, bien évidemment, a choisi le pire moment pour venir se poster là, en plein milieu de votre chemin ? Erreur ! Erreur ! Là vous n'en êtes que plus ridicule, et vous donnez presque envie aux gens de vous enguirlander parce que, après tout, ce pauvre poteau n'y est pour rien. Et puis, quand on ne regarde pas où on va, on assume.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Ca, ca ne dépend que de vous, et de votre sens de l'humour.
Puisque nous ne sommes pas tous égaux devant l'humour, réagissons comme nous pouvons.
La façon la plus simple : puisque les autres rient, rions aussi. Après tout, si on passe outre notre mal au nez, c'est plutôt drôle comme situation. Et les autres, regardez-les, ils se retiennent de rire, voire rient franchement. Le rire, c'est contagieux. Autant en profiter.
Avec un peu d'humour en rab, vous pouvez vous permettre un petit "La prochaine fois que mon horoscope me prédira une rencontre, je l'écouterai".
Et avec encore une dose d'humour supplémentaire, pourquoi ne pas vous excuser auprès du poteau comme vous le feriez avec n'importe qui d'autre puis lui souhaiter une excellente journée, avant de faire un clin d'oeil à ces gens qui se retiennent de rire en vous regardant ?
A coup sûr, avec ça, si on se souvient de vous la prochaine fois, ce ne sera pas parce que vous êtes "la personne qui s'est pris le poteau la dernière fois" mais celle qui leur a fait passer un bon moment et a mis un peu de bonne humeur dans leur journée.
Bon, et cette histoire de conviction profonde maintenant ?
C'est tout simple : il s'agit de penser sincèrement que les autres ne valent pas mieux que nous, qu'ils ne sont pas plus "normaux" (rien que d'écrire ce mot j'en ai des frissons dans les racines), moins farfelus.
Donc ce n'est pas parce qu'on est seul à oser que ce sont les autres qui ont raison. Ils sont juste plusieurs à ne pas oser oser.
Rentrer dans le moule, c'est plus facile que d'assumer ses excentricité, de s'exposer au regard des autres.
Alors les autres ne sont pas mieux que nous. Parfois, à l'intérieur, ils sont même encore plus farfelus. En fait, ils sont juste plus trouillards.
Partant de là, s'ils vous regardent de travers, s'ils se moquent de vous, ce n'est pas parce que vous êtes excentrique, parce que vous avez un petit pet de travers, parce que vous avez quelques kilos en plus ou en moins, parce que vous n'êtes pas à la mode ou que vous avez un look bien à vous. C'est juste parce que vous leur renvoyez au visage une réalité bien gênante : ils n'osent pas être eux, vous si.
Alors haut les coeurs !
N'ayons honte de rien, amusons-nous de tout.
Vous, Ô jeunes (et moins jeunes) gaffeurs, je vous entends dire "Mais comment fait-elle ?", vous qui faites souvent la bise aux poteaux bien malgré vous, vous qui appliquez à la lettre l'expression "être sur les fesses" (bien souvent dans des lieux bondés, d'ailleurs), vous qui bafouillez allègrement devant l'être convoité, tout en virant rouge camion de pompier.
Souvent, les gens croient que c'est une question de confiance en soi. Pour ma part, je n'en suis pas si sûre.
Je pense qu'il faut posséder deux choses essentielles pour n'avoir plus peur du ridicule : un solide sens de l'humour et la conviction profonde que les autres ne valent pas mieux que nous.
Voyons ça de plus près.
Le sens de l'humour, d'abord. Point de réel sens de l'humour sans capacité à l'auto-dérision. Et c'est justement de ça dont on a besoin pour assumer nos petites gaffes du quotidien (oui, Chlorophylia aussi fait des gaffes).
Prenons un exemple concret : Vous vous promenez, la tête dans les nuages, comme d'habitude, dans la ville bondée lorsque, bam!, un poteau. Que faites-vous ? Vous rougissez, cherchez à vous cacher et, devant l'impossibilité de trouver un trou de souris dans lequel vous cachez, commencez à râler contre ce malheureux poteau qui, bien évidemment, a choisi le pire moment pour venir se poster là, en plein milieu de votre chemin ? Erreur ! Erreur ! Là vous n'en êtes que plus ridicule, et vous donnez presque envie aux gens de vous enguirlander parce que, après tout, ce pauvre poteau n'y est pour rien. Et puis, quand on ne regarde pas où on va, on assume.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Ca, ca ne dépend que de vous, et de votre sens de l'humour.
Puisque nous ne sommes pas tous égaux devant l'humour, réagissons comme nous pouvons.
La façon la plus simple : puisque les autres rient, rions aussi. Après tout, si on passe outre notre mal au nez, c'est plutôt drôle comme situation. Et les autres, regardez-les, ils se retiennent de rire, voire rient franchement. Le rire, c'est contagieux. Autant en profiter.
Avec un peu d'humour en rab, vous pouvez vous permettre un petit "La prochaine fois que mon horoscope me prédira une rencontre, je l'écouterai".
Et avec encore une dose d'humour supplémentaire, pourquoi ne pas vous excuser auprès du poteau comme vous le feriez avec n'importe qui d'autre puis lui souhaiter une excellente journée, avant de faire un clin d'oeil à ces gens qui se retiennent de rire en vous regardant ?
A coup sûr, avec ça, si on se souvient de vous la prochaine fois, ce ne sera pas parce que vous êtes "la personne qui s'est pris le poteau la dernière fois" mais celle qui leur a fait passer un bon moment et a mis un peu de bonne humeur dans leur journée.
Bon, et cette histoire de conviction profonde maintenant ?
C'est tout simple : il s'agit de penser sincèrement que les autres ne valent pas mieux que nous, qu'ils ne sont pas plus "normaux" (rien que d'écrire ce mot j'en ai des frissons dans les racines), moins farfelus.
Donc ce n'est pas parce qu'on est seul à oser que ce sont les autres qui ont raison. Ils sont juste plusieurs à ne pas oser oser.
Rentrer dans le moule, c'est plus facile que d'assumer ses excentricité, de s'exposer au regard des autres.
Alors les autres ne sont pas mieux que nous. Parfois, à l'intérieur, ils sont même encore plus farfelus. En fait, ils sont juste plus trouillards.
Partant de là, s'ils vous regardent de travers, s'ils se moquent de vous, ce n'est pas parce que vous êtes excentrique, parce que vous avez un petit pet de travers, parce que vous avez quelques kilos en plus ou en moins, parce que vous n'êtes pas à la mode ou que vous avez un look bien à vous. C'est juste parce que vous leur renvoyez au visage une réalité bien gênante : ils n'osent pas être eux, vous si.
Alors haut les coeurs !
N'ayons honte de rien, amusons-nous de tout.
Derniers Commentaires